Friday, January 15, 2010

Haïti, ou quel genre de peuple de morons sommes nous

J'ai fait un don au CECI, pour tenter d'aider après l'horrible séisme en Haïti. Mais toute la journée, j'ai eu un remord. Oui, un remord, après avoir fait un don pour une bonne cause.

Car, à part quelques sous à Noël, je fais partie du 97.2% de la population qui fait beaucoup trop rarement des dons à des oeuvres de charité.

Et le séisme en Haïti a été pour moi un éveil. Une réalisation de la lacheté de toute la populace Nord-Américaine, qui se trouve bin bon, et bin beau de donner de l'argent lorsqu'une cause est méga médiatisée, comme les guignolées de Noël, le Tsunami en Asie, 9/11, et maintenant, Haïti, mais n'est pas foutu de rien faire d'autre du reste de l'année.

A-t-on vraiment besoin que les médias nous dictent qu'une cause est importante, pour qu'on se réveille? À chaque année, est-ce qu'on oublie que les moins fortunés ont besoin d'argent à longueur d'année, pas juste à Noël?

Je me considère assez éduquée, assez compatissante, et je ne m'implique que rarement. Même pas dans les causes qui me touchent personnellement : autisme (mon petit frère, Renaud, et le fils de mon cousin, Alexandre, sont autistes), l'alzheimer (mon grand-père Paul en est décédé), le cancer du sein (ma tante Janette)... Alors si, même moi, j'ai besoin d'un billboard sous la forme d'un animateur télé qui me dit ce qui est important, afin de penser à faire un don, c'est certain que je ne suis pas seule.

Donc, nous, braves Nord-Américains, avont fait notre B.A. de l'année. 30$ de don, ça doit bin être assez pour le reste de la planète, après tout, j'ai un iPhone à m'acheter bientôt, et ça coûte cher...

Peut-être que je regrette mon don parce que cette prise de conscience va faire mal à mon pauvre budget d'étudiante. Je l'espère presque. Mais je m'inquiète également pour toutes ces autres oeuvres de charité qui ne recevront pas un sous.

À qui aurais-je dû faire un don, plutôt? Au Club des Petits Déjeuners, peut-être. À Oxfam, les petits frères des pauvres, La Maison Bonneau, à n'importe quelle de ces organisations qui va également souffrir du désastre en Haïti, car le peu de gens qui offraient à leur organisation ont fait leur don annuel, à une autre cause.

Sunday, December 27, 2009

Revue de l'année 2009

JANVIER :

- 3 filles se font mettrent dehors du Club Opéra pour avoir trop intensément tenté de cruiser Carey Price.

- NHL All-Star weekend ou comment croiser tous les joueurs de la NHL en une journée, se rappeller que Charles Comeau n'est pas gentil, prendre l'ascenseur avec 15 mascottes de la NHL et les entendre parler, et vouloir apprendre à Sidney Crosby que trop de gel, c'est pas beau.

- Apparament lock-outée du Journal de Montréal, mais les temps partiel ça compte pas.


FÉVRIER :

- Manzanillo, être un homard, papa caliente.

- Être citoyenne responsable veut dire stooler des ti-culs qui font du graffiti dans le métro à la police, et rire de leur arrestation.


MARS :

- Canadien est pas bon. Carbonneau se fait congédier. Je vais à Brossard pour en parler à mon cours de radio.

- Les gars des Harlem Globetrotters sont drôles mais portent trop de parfum.


AVRIL :

- Charles Comeau se fait boo-er au show de Reset.

- Canadien se fait éliminer, alors j'arrête de travailler chez Canadien jusqu'à la prochaine saison.


MAI :

- S'occuper de des bateaux de gens riches, c'est pas pire le fun et on bronze pas mal.

- He's just not that into you fait son entrée dans ma vie, et tous les gens autour de moi commencent déjà à être tannés d'en entendre parler.


JUIN :

- No Doubt en spectacle. Je crois être devenue lesbienne.

- Joey McIntyre tombe en amour avec moi.

- La mort de Michael Jackson brise l'internet.

- NHL Hockey Draft. Les joueurs qui se font repêcher sont nés en 1992, et Kris Letang est beau.


JUILLET :

- Colin Moore en spectacle.

- Vive Harry Potter. Ron Weasley est adorable.

- Kris Letang porte un t-shirt orange et une casquette des Pirates de Pittsburgh quand il sort.


AOÛT :

- Travail chez Canadien recommence.

- S'occuper de des bateaux de gens riches, ça commence à être moins le fun.


SEPTEMBRE :

- Sportnographe.

- Josh Gorges déménage dans ma cour. Je ne l'ai toujours pas croisé.


OCTOBRE :

- Bin j'ai pas trop le temps d'avoir de vie je dirais.

- J'ai cependant le temps de faire l'observation que Kevin Parent, ça, c'est un homme, me faire kicker en dehors d'un ascenseur par Stephen Harper, et de rencontrer Bob Gainey pour la première fois.


NOVEMBRE :

- Brand New est le meilleur groupe au monde. Antoine Gratton est le meilleur chanteur du monde.

- Glee fait son entrée dans ma vie.

- Mon ordi pète mais les génies d'Apple le réparent.


DÉCEMBRE :

- Kyle Chipchura échangé. Mon monde est détruit.

- Bob Gainey rit de moi.

Saturday, November 7, 2009

Rogers Sportsnet Workshop

"The demise started when you couldn't bring beer anymore," joked The Gazette's Jack Todd, today, at Concordia's Rogers Sportsnet Sports Journalism Workshop.

And what demise was he talking about?

The Expos, of course. Though its official title was "Montreal: Major League City?", today's talk became more of an in memoriam of the former baseball team. Todd, as well as RueFrontenac.com's Serge Touchette, "the voice of the Expos" Dave Van Horne, former Expo Micheal Barrett and Team 990's Elliott Price were speakers for this event.

The talk became a great occasion for old friends to catch up and remember good memories.

"I'm just so happy to see these guys again!" explained Barrett when the "Expos: Five Years Later" panel started its discussion. He admitted to being very emotional about his time with the Montreal team. "We had such a great team," he said of the 2002-03 team, "Imagine what we could have done if we'd held out a couple more years." Instead of developing, the players started waiting for their time to be "cherry picked" out of the team. "It's only a matter of time before I'm the next guy," became the mentality.

So why did the Expos fail?

For many reasons, according to the panelists. The MLB gave all the broadcasting rights to the Blue Jays, said Elliott Price. The fans never had the chance to sit in a real ball park, thinks Serge Touchette. Players should have been locked into long term contracts, to form a sense of pride, and there should have been more revenue sharing, said Barrett. The team failed to market the players, he added. "The organization couldn't afford to market the players, but at the same time, they didn't want to market them because they wanted to keep them." "The Expos spent more time marketing Youppi than the players!" added Dave Van Horne, only half jokingly.

And the panelists came down hard on Montreal sports fans. "Fans have to take their responsability [for the Expos demise]," explained Price. For Todd, fans might be asking for a little bit too much. "[They] would only be happy with 82 11-0 wins..." he said, about Habs fans.

And with all of the recent injuries, "the Canadiens have become minor league...."

So, is Montreal a major league city? If you have to ask the question, probably not. I'll end this post the same way Jack Todd ended his talk... "But Toronto has a major league team, do you consider [it] to be major league?"




Tuesday, November 3, 2009

Compte rendu des observations d'une soirée au Centre Bell

- Guillaume Lemay-Thivierge est petit. Vraiment petit.

- Il existe quelqu'un a Montréal qui possède un jersey (genre, un vrai jersey) de Cammalleri éppelé "CAMMELLERI".

- Il y a des hommes qui trouvent acceptable de suivre Catherine d'Occupation Double dans le Centre Bell en simulant des choses dégeulasses dans son dos.

- Attacher sa ceinture après être sorti des toilettes est totalement acceptable....

- Le popcorn du Centre Bell. Quelle joie.

- Il existe un duo père/fils qui ont les coupes longueuil les plus hallucinantes de la planète.

- Carey Price a gagné la Coupe Molson du mois. Hein?

- Les Trashers n'attirent pas les hommes sexy au Centre Bell.

- La grippe H1N1 est en train de faire virer tout le monde fou, même au Centre Bell, où ils ont installés des pancartes sur le lavage de mains dans les ascenseurs.

Wednesday, September 30, 2009

Sportnographe

Je suis maintenant stagiaire au Sportnographe, sur la Première Chaîne, ce qui emmène mon cerveau à penser à des trucs complètement ridicules.

Aujourd'hui: gros scandale! George Laraque a parlé, parait-il.


Non, mais quessé?

Bertrand Raymond, a dit, à CKAC Sports, "Je ne sais pas ce qui s'est passé entre François Gagnon et Georges Laraque. Avec le caractère qu'il a, j'ai beaucoup de difficulté à croire qu'il a pu lui soumettre des questions. Ce n'est pas dans le style de La Presse. Il n'y a personne, dans le monde du sport ou ailleurs, qui devrait exiger une chose comme celle-là. Si je voulais une entrevue exclusive avec George Gillett, à l'époque où il était propriétaire du Canadien, et que l'on m'avait dit qu'il fallait que je fournisse mes questions, je l'aurais remercié et j'aurais quitté."

Ah ben, scandale! Il s'est passé quelque chose entre François Gagnon et George Laraque, et M. Raymond est faché. Mais la vraie question est, de oussé qui se base, pour raconter tout ça, M. Raymond?

Ah ben, c't'évident. Vétéran journaliste, il a vérifié sa source à la base....

"On va régler tout de go un gros détail qui me fait grincer des dents:

Georges Laraque ne m’a jamais demandé de lui offrir les questions que je voulais lui poser avant de m’accorder une entrevue samedi dernier et dont j’ai publié la teneur dans des textes parus lundi matin dans La Presse.

Jamais!" - François Gagnon


Ah ben gadon. Mais là là, M. Raymond, y'en a mis pas mal... Sa réaction était pas mal exagérée. Selon François Gagnon, il y a rien de vrai dans tout ça!


Bon, fin de l'histoire alors. Un autre front page avec aucun contenu.


Ben non! Laisser tomber l'histoire là serait mal connaître nos amis les chroniqueurs sportifs. Pourquoi ne rien dire quand on peut dire n'importe quoi.


Alors, les amis, je vous laisse avec un commentaire de quelqu'un qui n'a certainement pas passé aux conclusions trop vite.


"Parce que dans le fond, c'est juste ça l'histoire. Certains trouvent que Laraque n'est pas assez sauvage, pas assez grosse brute épaisse. Ils salivent sans doute en espérant qu'il se transforme un jour en cannibale. Après tout, c'est un Noir !" - Réjean Tremblay

Ça, c'est se qu'on apelle le téléphone arabe pour chroniqueurs sportifs.


Monday, August 10, 2009

Des trucs que j'ai fait (pt. 3)

Nouvelle peinture brillante, 2009


Bah je sais pas trop, 2009


Gros moton mauve / mélange années 80 et outerspace, 2009


My head exploding while Katie's talking to me, 2009


Petit projet de vendredi soir, 2009


Une fleur, 2009


Un arbre, 2009


Je vous invite à visiter le site web où je publie toutes mes nouvelles toiles, TOILES // BÉATRICE. La plupart sont disponible pour achat.

Sunday, August 2, 2009

Trois albums

Vendredi dernier, je suis allée pour la énième fois voir Antoine Gratton en spectacle.

Et, malgré que je connaisse maintenant par coeur toutes les petites blagues qu'il compte entre ses chansons, les modifications qu'il a ajouté aux chansons de son dernier disque, les blagues sur les "Cornets" et les affreux costumes accompagnés d'une étoile de plus en plus déformée, je ne pourrais m'en passer.

Antoine Gratton est un artiste. Un vrai. Un musicien qui connaît son art, et qui sait comment plaire.

Et c'est une nouvelle expérience à chaque fois.

Il y a peu d'artistes de qui on ne se lasserait pas de voir en spectacle. Malgré le talent de l'artiste et la qualité du "show", deux spectacles, surtout quand l'artiste n'a que trois albums à son actif, restent deux spectacles souvent similaires.

Mais bizarrement, pas avec Antoine. À chaque fois, il nous transporte dans un univers différent, conscient que plusieurs l'on déjà vu par le passé.

Et donc, vendredi dernier, je fais la remarque à mon amie, "c'est fou, ça fait quoi, 20 fois? que je vois Antoine en spectacle, et j'ai vraiment hâte de le voir!" Et elle comprenait très bien ce que je voulais dire. "C'est vrai, et dire qu'avec la plupart des artistes, on se considère chanceux si on les voit deux fois en spectacle!"

Et justement, il y en a un que je n'ai vu que deux fois, et quelle chance. Jason Mraz.

Lui réussit à recapturer ses chansons dans leur forme la plus absolue, de façon à nous faire rêvasser à son spectacle à chaque fois que les chansons reviennent sur notre iPod. Contrairement à Antoine, qui est excellent pour ses qualités d'improvisateur et pour ses versions "live" tellement incroyables que le CD n'est plus autant satisfaisant.

Antoine est multi-instrumentiste, une bête de scène. Jason, lui, accompagne ses paroles plutôt suggestives de mouvements l'étant tout autant. L'ambiance n'est pas la même, le public non plus. Jason Mraz est maintenant connu internationalement, trois albums originaux et un méga-hit plus tard, mais il réussit encore à connecter avec son public comme il le faisait dans la petite salle du Club Soda il y a de ça cinq ans.

Mais faut-il vraiment avoir ce "quelque chose" et cette capacité à connecter avec le public pour être mémorable en spectacle?

Non, si la qualité de la musique le permet. Et rare sont ceux qui réussissent à produire de la musique d'une si grande qualité. Mais Brand New, eux, nous transportent dans un tout autre univers. Un monde parallèle.

Rien à voir avec les showmen précédents.

Du début à la fin, pas un mot, pas une blague, pas de danse, simplement des musiciens pratiquant leur art avec le plus grand des talents.

Et j'aurai la chance de les voir pour la 8e fois cet automne.

Et à ce moment là, ils auront quatre albums à leur actif.